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Copenhague: palette de couleurs

21:36, 14/12/2009, Copenhague .. Lien
Mots clefs : sommetcouleursecologieCultureruemusiquearchitecturevietravailleurs pauvressquatspolitique

Depuis environ quatre ou cinq jours, j'essaie d'écrire un article concernant Copenhague...j'y arrive pas. Je dois me lancer dans la vie suédoise, ne rien perdre de l'aventure copenhagaise, savoir ce que je veux dire, comment...c'est compliqué.

Après deux mois de voyage, je viens de poser les valises chez des amis. Ca parait banal, mais je ne suis pas obligé de rester dehors des heures, je peux profiter de la molesse de leur sofa, du froid vu de l'intérieur...Certains appelleraient ca "se reposer". Dans ce contexte, c'est assez difficile de continuer le travail d'écriture.

Néanmoins, j'ai bien envie de partager ce que j'ai vécu. Rien de bien palpitant, mais rien qui ne mérite d'être complètement oublié non plus.

Etant passé par différentes étapes, sentiments, et découvertes, je déclinerais Copenhague en couleurs.


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Il m'aura fallu environ trois jours plus ou moins galériens pour rejoindre Copenhague depuis la Belgique.



Si l'auto-stop est le meilleur moyen de rencontrer des personnes, de discuter, de voyager gratuitement...il perd de son charme quand personne ne souhaite vous rencontrer pendant une heure. En pleine campagne, sous la pluie, le vent et le froid, c'est encore mieux.



C'est trois jours m'ont permis d'avoir un trop bref apercu de trois villes allemandes, que sont Essen (Essen voulant également dire manger...une petite incompréhension avec les autochtones m'a fait poireauter un petit moment), Bremen et Rostock. Pas assez passé de temps dans ces villes pour m'étendre plus que ces quelques photos:



 


Arrivé à Copenhague en pleine nuit, je ne m'attendais pas à avoir droit à un tel éventail de couleurs politiques, architecturales, émotionnelles, sociales...Un vrai petit arc-en-ciel...et comme première couleur...

Broie du NOIR:

Argent trop cher

Dur réalité de la vie bien banale, l'argent c'est bien, surtout quand on l'a dans sa poche. Si je ne suis pas mort de faim, loin de là, je n'ai pas eu le luxe de faire du "tourisme". En soit, ca ne me dérange pas, loin de là également, c'est juste que je n'avais pas le choix. Pas le choix d'utiliser mieux mon argent que dans du "pain" blanc, du "fromage" blanc, de la "mayonnaise" blanche et du salami. En dessert des biscuits prohibés par tout nutritionniste digne de ce nom, et vous avez mon menu sur quinze jours:



En soit ce n'est pas dramatique, vu que j'étais hébergé et que j'avais mon petit reportage à réaliser. C'est là que le bât blaisse.



Les "contacts"

Trop de confiance tue la confiance? Possible. Après l'expérience belge riche en contact, il était évident que ca allait continuer comme ca. Evidemment... Mis à part le fait que je ne parle pas un mot de danois et que je n'avais aucun contact précis avant d'arriver, je pensais que ce serait aussi simple.

Ca aurait pû l'être, si l'un de mes contacts "Hébergement+association" ne m'avait pas dit, la veille de m'accueillir, que finalement non, il ne pourrait pas m'accueillir. Ô rage, ô rage, ô rage...Atterrissage forcé sur la planète réalité moyennement contrôlé. Toutefois, le crash complet a été évité grâce à deux ou trois rencontres châleureuses et la possibilité d'une collaboration à distance avec un voyageur danois en partance pour le Moyen Orient.

De plus, il m'a été assez difficile sur Internet, au delà de la barrière de la langue, de trouver des interlocuteurs (associations humanitaires, groupes militants...). Tue, un danois anciennement membre du parti socialiste, ne connaissait pas, dans ses contacts militants, de personne travaillant auprès des migrants ou sur leur problématique.

Quelques conversations plus tard, je m'apercois que la mobilisation et la réflexion autour de l'immigration est assez nouvelle à Copenhague. Il aura fallu l'intervention de la police dans une église pour déloger des irakiens qui demandaient l'asile, il y a deux mois de cela, pour que la problématique entre un plus dans la place publique. Ce n'est pas que rien existe, c'est juste que l'ampleur est encore très mesurée.

Le froid, le gris, la nuit:

Le froid n'est pas si prenant que cela à Copenhague. Pas besoin de s'acheter de nouvelles polaires pour survivre. Ce qui annihile le plus toute énergie, toute motivation à Copenhague c'est...Novembre. Un de mes hôtes, m'a définit une année danoise comme ceci: "Tu as: janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, novembre, novembre...". 
Le temps pluvieux et la nuit qui tombe rapidement - en moyenne à 16h à cette période- sont autant de paramètres auxquels il faut se préparer avant d'arriver. Moi, je ne l'ai pas fait.... 
                         


Vert éco(nomico)logiste:

L'herbe est toujours plus verte chez le voisin. Surtout au Danemark (et parfois à Christiania).

Espaces verts:

A Copenhague, les transports en commun sont excessivement chers. 21 couronnes, soit 3euros le ticket, m'ont converti à la marche à pied. Petite mise au vert donc après mes repas sauce lipides.

Ce qui peut être plaisant, quand on se ballade dans une ville, c'est de ne pas se sentir enfermé dans un centre touristique qui ne vous offre que des galleries commerciales et cafés hors de prix pour vous reposer, pour profiter. Copenhague est magnifique pour cela. Une de mes hôtes habite en banlieue copenhagaise. 5 kilomètres de marche à pied sont nécessaires pour rejoindre le centre-ville. Si cela peut paraître long, les notions de distances et de temps changent rapidement lorsque vous faites plus de la moitié du trajet en traversant des parcs et l'autre moitié des quartiers animés.



Même si la "région-capitale" (Hovedstaden) ne compte qu'un million et demi d'habitants, on peut se rendre compte qu'on n'est pas obligé de faire ressembler les banlieues et les agglomérations à des tas de béton gris et particulièrement morts.


Le vélo comme transport en commun
 

Être écolo à Copenhague est quelque de particulièrement simple. Pas de côte, le plat quasi intégral. Du coups, énormément d'habitants utilisent le vélo comme un banal moyen de transport, sans avoir l'impression pour autant de faire leur sport mensuel.



De plus, la mairie, encourage la pratique du vélo en lui réservant des espaces importants. D'ici 15 ans, Copenhague voudrait être une ville neutre en terme de CO2. N'ayant pas de diplôme de devin, je peux toutefois constater que les voitures n'étaient pas si présentes dans Copenhague, et que les transports en commun, bien qu'excessivement chers (3€ le ticket...), sont largement utilisés.
                         

COP15 et Hopenhagen

Actuellement, à Copenhague,des gens sont en train de changer le monde. Ou du moins, ils voudraient bien. C'est ce qu'il dit en tout cas dans tous les journaux et toutes les langues.Certains dans la douce châleur de leur centre de conférence, d'autres assis par terre dans la rue et menottée. J'ai quitté Copenhague le 8, donc je n'ai malheureusement pas pu faire les mêmes images chocs qui sont diffusées un peu partout...

Toutefois, il était impossible de passer à côté de la débauche de communication mise en place autour de cet évènement. Évènement qui voit même Coca Cola devenir une entreprise citoyenne et qui voit le calendrier des manifestations à venir s'afficher sur les poubelles deux semaines avant. L'histoire ne dit pas si toutes ces communications sont écolos, mais bon, il faut ce qu'il faut.







L'UNICEF également y est allé de son exposition dans le hall de la mairie. Une sorte de sommet des jeunes, qui ont eux-même écrit sur des panneaux la situation de leur pays. Tous n'ont pas compris la consigne mais bon...La France, elle, n'était pas représentée dans ce panel. 



Copenhague, était donc depuis plusieurs semaines comme absorbée, voir dépassée par cet évènement planétaire. Copenhague a tellement bien fait que, sur la place de la mairie, l'arbre de Noël ne fonctionnait (normalement) que grâce à des touristes cyclistes.
                         

Du rouge coco au rose bobo sur fond bleu cons'cons' :
(comprendre "conservateur" évidemment)

Drapeaux rouges et peurs bleues

Au Danemark, le drapeau n'est pas nécessairement percu comme un symbole nationaliste. Ou en tout cas, pas au sens francais du terme. J'essaye de m'expliquer ce que j'ai eu du mal à comprendre. Par exemple, vous pourrez trouver des drapeaux sur les portes des maisons, si un éveènement positif, joyeux, familial, a lieu dans cette maison. Vous pourrez trouver le drapeau danois à la place de l'étoile sur l'arbre de Noël. C'est une sorte de symbole doux, qui représente plus la châleur du foyer que la fierté de la nation. 

                         
Ainsi, lorsque la droite est arrivée au pouvoir il y a quelques années, le parti d'extrême droite a profiter du mouvement pour s'installer dans le paysage danois. Il a repris à son compte le drapeau national sur ses affiches de campagne. Si cela a été et est toujours mal percu, la tradition d'accrocher son drapeau a tendance à se perdre, à cause de ce relent d'extrême droite.

Copenhague, atoll socialiste

Copenhague, est donc une petite capitale d'un million d'habitants. Si cela représente près de 20% de la population danoise, elle ne représente pas, et loin de là, le Danemark.

D'autres "grandes" villes, comme Århus et Odense, n'auraient rien à voir (selon les dires de mes rencontres danoises) avec Copenhague. Effectivement, la capitale a attiré à elle tout ce qu'il y a de plus artiste, vivant, étudiant, festif et militant au Danemark. Ce n'est pas que le reste du Danemark soit mort, c'est apparemment plus une question d'atmosphère.

Personnellement, j'aurais tendance à comparer la ville à une petite Berlin par ce qu'elle connait d'underground, de squats, de vivant, d'échanges, d'insolite, de mélanges moderne-passé...



                         

L'explosion de quartier comme Christiania il y a 30 ans, toujours indépendant depuis, montre que depuis des années un microcosme politique, intellectuel, artistique et militant vit à Copenhague. Toutefois, la ville est tout de même politiquement calme et est actuellement dirigée par les socialistes.

C'est aussi à Copenhague qu'on retrouve le plus de personnes issues de l'immigration. Le quartier de Nørrebro, quartier dit "populaire", qui concentre une importante proportion de personnes issues de l'immigration a ceci d'intéressant qu'il n'est pas mal placé dans la ville. A quelques minutes du centre ville, bien irrigué en bus métro et autres pistes cyclables, les investissements ne semblent pas moins importants que dans le reste de la ville. On n'a pas cloisonné, directement ou indirectement, le quartier. Nørrebro fait partie de la ville. Nørrebro peut laisser rêveur de nombreux quartiers dit populaires en France.

Christiania, atoll idéaliste défraîchie et ses petits neuveux

Depuis 1971, une ancienne caserne désaffectée abrite environ un millier de personne. Ce quartier autonome, nommé Christiania, est censé, selon l'office du tourisme copenhagais être peuplé "d'hommes d'affaires, d'artistes, d'excentriques et de familles avec des enfants"...
On m'avait vendu, via la télévision et autres récits, un quartier vivant, dynamique, atypique, libre...A part un aspect savamment dégradé et des vendeurs de marijuana à l'air libre, je n'ai rien vu qui m'ait particulièrement retourné. De plus, il ne faut pas longtemps pour trouver les premières maisons bourgeoises dans Christiania. Mes hôtes danois m'ont tous dit "Retournes-y le week end, ou l'été"...quand il y a tous les touristes. Parceque Christiania vit des touristes en grande partie et que ce sont eux qui animent la vie et font venir les marchands de toute sorte. L'avantage, c'est qu'étant libéré des taxes gouvernementales, les produits sont sensés y être moins chers.
Mais si vous n'êtes pas spécialement attirés par les places qui ont besoin des touristes pour être vivantes...



A l'inverse, en dehors de la carte touristique, j'ai l'occasion de visiter quelques petits squats politico-artistiques dans Copenhague et qui valent le coups d'oeil. Plusieurs styles cohabitent des plus légaux(The Candy Factory #2 est un squat que le propriétaire-une entreprise-a accepté de céder jusqu'à sa démolition dans deux ans) aux plus illégaux en passant par les plus punks. Pour les trouver, il faut connaître les bonnes personnes. Pour y rentrer...il suffit de rentrer. Plus radicaux que les aînés "christianites", ces squats sont aussi plus éphémères qu'ils soient abandonnés, détruits ou délogés par la police qui ne veut pas voir un second Christiania s'installer...Toutefois, ils semblent être sur la bonne voie.


Arc en ciel architectural et social:

Couleurs...

Depuis que j'ai rejoint les pays nordiques (ou les villes voisines), j'en prend plein les yeux. Je ne sais pas si c'est la persistance de la grisaille et de la nuit qui les a poussé à obtenir ce résultat, mais ca permet de rompre la monotonie:
-Rostock




Le ciel aussi a changé, les couchers de soleil de 15h30 ont le mérite de compenser leur précocité par leur beauté.





...et dégradés

Si la situation danoise ne parait pas dramatique, ce n'est pas pour autant que la précarité n'existe pas. Je n'ai pas tant été frappé par la présence des sans-abris, qui font maintenant partie pour moi du décor  social habituel des villes, que par ces emplois de "portes-publicité"...

                         


Comme quoi, si l'herbe est toujours plus verte chez le voisin, on est branché sur le même réseau d'égoûts.



Belgique flamande

18:04, 9/11/2009, Bruxelles .. Lien
Mots clefs : philosophiepolicearchitectureGéographieTourismeManifestationsphotographievélo

Cela fait une dizaine de jours que je me balade dans ce pays voisin appelé Belgique. Pour être plus exacte, je suis en Flandres depuis une dizaine de jours. Il est particulièrement difficile de décrire un pays, ou une région, quand on y reste si peu de temps. Mais, malgré la réelle frontière que j'ai rencontrée (la langue), plusieurs choses m'ont sauté aux yeux.

Le dépaysement n'est pas total. Les ados ressemblent à des ados, les Mac do à des Mac do...Rien de nouveau sur la Terre. Toutefois, l'architecture flamande fait partie de ces détails frappants qui vous font comprendre que avez quitté la France. Et puis la langue bien sûr. L'inaccessible "Dutch" , avec ses sonorités et ses phrases interminables, pour le bon touriste français moyen que je suis.

Mais la Flandres, ce n'est évidemment pas que ça. Dans ses nuances, dans ses détails d'importance, dans sa place en Belgique, la Flandre m'a réservé quelques surprises. J'ai vu ce que j'ai bien voulu voir, ce que mon oeil était prêt à voir.

Voici donc, avec quelques oublis, approximation et désorganisation, ce que je retiendrais.

Un territoire occupé:

La Flandre, est un territoire occupé par les flamands, et même particulièrement bien occupé. Ils sont environ 6 millions (à peu près 150 000 à Bruxelles) avec une densité de 450 habitants par km carré. Ce chiffre est particulièrement abstrait. Mais l'on s"apperçoit qu'il compte parmis les taux les plus élevés d'Europe. Cela se traduit, dans les faits, par la présence de villes importantes dans un périmètre réduit (Bruxelles, Anvers, Ghent, Oostende, Bruges, Zeebruges...). Les liaisons se font en très peu de temps par train (entre une demie heure et une heure). 

Mais la Flandre, ce n'est pas que des grandes villes. Il est quasiment impossible de trouver un paysage "désertique", c'est à dire qui ne soit pas occupé par autre chose que de l'agriculture. Il y a une miriade de petits villages, regroupés en municipalités alors qu'ils sont parfois séparés de quelques kilomètres. Mon hôte Edwin, m'a expliqué que ce regroupement de petits villages était pragmatique:

"Un petit village de trente habitants ne peut pas décider: Tiens on aurait besoin d'une piscine". Pragmatique. Ce regroupement, fait partie de mes interrogations sur l' "identité".

Politique interne:

Les journaux ont beaucoup parlé des risques de scissions, ce n'est plus vraiment d'actualité. Quoiqu'avec le premier président européen, qui pourrait être leur premier ministre, le cafouillis politique local pourrait reprendre.

Mais Edwin, parlera mieux que moi de la situation. Voici donc quelques petites phrases, bribes de conversations et illustrations:

"On est dix millions, on a 60 kilomètres de littoral, et chacun y veut une place."
Concernant l'urbanisation massive (et sauvage) qu'a connu la côte belge.


"Lorsque des gens âgés viennent d'Anvers, à Middelkerke, et qu'ils viennent avec leurs habitudes, ce sont aussi des migrants." Concernant l'importante présence de personnes à la retraite et les modifications architecturales qu'ont entraîné ce tourisme. Il n'y a quasiment plus d'habitations "belle époque" à Middelkerke. Certaines façades ont été sauvegardées...et "cachent" de nouvelles habitations.



 

"Heu, Edwin? -Oui? - En fait, vous ne voyez pas d'intérêt à être Belge, mais vous ne voulez pas que ça se termine? - Oui, c'est un peu ça"
Concernant le différent qui oppose les politiques flamands et wallons, et qui a amené à discuter de la scission de la Belgique. Certains politiques de Flandre, plus riche, reproche que ses impôts partent principalement vers la Wallonie, plus pauvre. Ils reprochent également aux wallons de ne pas savoir parler "dutch" quand eux parlent en général un bon français. Mais globalement, la population flamande, malgré la difficulté à communiquer (peu de flamands ont des amis en wallonie, l'inverse est vrai aussi), n'a pas envie de voir la Belgique finir ses jours.

 

Une "philosophie"?

Je ne ferais pas de généralités sur la gentillesse des belges-flamand, de leur sens de l'hospitalité... Il m'a été donné d'avoir des expériences "variées" et ce serait de toute façon inintéressant de poser ce genre de généralités. De plus, certains médias locaux dissertent déjà sur la question.

Ce que je retiendrais de la Flandres, et qui a tendance à se dessiner en Wallonie, c'est l'accés proposé aux personnes porteuses de handicap.

Des places de parkings à vélo réservées aux cyclistes porteurs de handicap, une personne porteuse de trisomie 21 travaillant dans le métro et nettoyant les affichages en braille à l'intention des personnes non ou mal-voyantes. C'est un autre niveau de réflexion.

Plus concret que les quotas à 5%. C'est une application réelle, visible, qui n'est pas stigmatisante. Elle permet aux personnes dites "valides" d'accéder au handicap, de l'accepter dans leur quotidien, de ne pas regarder ailleurs ou se contenter de payer une amende parcequ'on embauche pas le nombre suffisant de personnes handicapées.
 

Concernant le vélo, et même si j'en ai déjà parlé dans un article précédent, j'ai été frappé, principalement à Gand, de la présence en (sur)nombre de vélos. C'est impressionnant.
Sans parler des parkings sur deux étages...

Cela peut rejoindre, avec un léger raccourcis, la pensée écologique. Si en France vous trouvez dans les rues une poubelle seule qui sert à tous les détritus, en Flandre, il n'est pas rare de trouver trois corbeilles côte à côte, chacune pour un déchet spécifique.

Et comme en Allemagne, les différents types de verre sont triés.

Mais il n'y pas que le vélo:

Jusqu'ici, la Flandres pouvait être un très beau pays dans le meilleur des mondes. Mais j'ai pu déceler quelques revers de médailles.


Tout d'abord, une manifestation anti-fasciste qui a été réprimée par 410 arrestations. Bien sûr, la plupart ont évidemment été relâches. La manifestation était à la base pacifique. Ce qui m'a le plus marqué c'est l'arrestation de personnes particulièrement inoffensives et/ou qui n'avaient strictement rien fait. Comme une personne avec qui je parlais de puis un quart d'heure. D'un coups, d'un seul, quatre policiers en civil sont arrivés et l'ont arrêté, par surprise, sans plus d'explication. Ses amis étaient estomaqués...

Il y eu aussi ce photographe qui prit une photo du bon côté de la ligne, mais de trop près...

Ou ces deux manifestants qui "saluaient" à leur manière les départs des fourgons plein de manifestants...
 

C'était choquant, et même cynique. Une opération aussi arbitraire, aussi violente, contre une manifestation anti-fasciste. Non-sens.

 

De quoi donner à quelqu'un d'aller plus en avant, et de continuer à s'exprimer.
 

Sur la côte belge j'ai également pu rencontrer un policier, de la police maritime, avec qui j'ai pu discuter de la situation de l'immigration à Oostende. Les tentatives de passage ont explosé. Les arrestations aussi. Sous ses airs de carte postale, l'immigration pose un réel problème.

Un nouveau problème.

"Grâce" à la destruction de la "Jungle" à Calais, il y a effectivement moins de migrants dans cette ville. Ils sont simplement partis plus au nord, en Belgique.

La situation est difficile pour les migrants, qui sont toujours arrêtés, qui n'ont toujours pas de papier.

La situation est difficile pour les policiers, qui n'ont ni l'habitude, ni les moyens de travailler avec ce nouvel afflux d'humains en migration.

La situation est difficile pour la population locale, car il y aurait eu quelques tensions liées et provoquées par la présence des migrants. Le policier soulignera tout de même, qu' "après tout ce qu'ils ont vu, et être bloqué là, ça crée des tensions...c'est des jeunes comme toi".

Des jeunes comme moi, à Calais. Des jeunes comme moi, à Oostende. Des gars dont on ne veut pas. Des gars qu'on balade, entre deux impasses, entre deux postes de police.

 

 

 

A suivre: passage en wallonie, and a translation?

 


 



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